Elle nous raconte sa journée avec les enfants d'un Bibliobus SIPAR à Phnom Penh.
Le bibliobus tout décoré et cahoté par les bosses de la route précédait notre car alors que nous cheminions vers un petit village aux alentours de Phnom Penh. Ce matin, nous allions rendre visite aux enfants et partager des livres et des histoires avec l’aide du bibliothécaire du SIPAR. Ces enfants sont très pauvres et sans le Bibliobus SIPAR ils n’auraient pas accès aux livres.
Nous étions un groupe de donateurs du SIPAR : mes parents, James et Chantana Ward, mon petit frère Benjamin, âgé de 5 ans, ma grand-mère Sovanna Ly et mon grand-père ainsi qu’Otto et Désirée de Graaff, leurs enfants Sander (21 ans), Floris (17 ans) ainsi que leur cousin Rick (15 ans) Ruud de Graaff, Nicole Julienne et Bernadette Chaventon.
A l’arrivée au village, le bibliobus était attendu par plus de cinquante enfants, âgés de dix- huit mois à dix- huit ans, réunis pour écouter les histoires, partager des livres et lire. Notre lieu de rencontre était une sorte de plateforme avec un toit en tôle pour protéger du soleil avec des nattes par terre. Les livres du SIPAR dans le Bibliobus sont rangés dans des caisses et les enfants se servent dans les caisses .Le Bibliobus contient toutes sortes de livres : surtout des livres en khmer. Il faisait très chaud et nous buvions tous de l’eau en bouteille, partagée avec les enfants du village, pendant que le bibliothécaire nous lisait quelques histoires. Les enfants riaient beaucoup en écoutant les aventures de Juge Lapin dans le conte cambodgien.
A la fin des histoires, j’ai continué à en lire, en français et en anglais, à un petit groupe d’une dizaine d’enfants. Une fille de mon age, (neuf ans) qui s’appelait Choum était très contente et ses amis me demandaient encore et encore des histoires.
Le bibliobus vient au village tous les quinze jours. Le reste du temps, il visite d’autres villages et des groupes d’enfants pour présenter le plus possible de livres .Il y a sept Bibliobus SIPAR, mais il en faudrait d’autres ! Ma mère et d’autres ont pris beaucoup de photos et les enfants voulaient tous être pris avec moi. Nous avons photographié l’école, les enfants et le bibliobus.
J’étais très heureuse de lire avec les enfants, mais je devenais de plus en plus fatiguée au fur et à mesure que la journée avançait. Et assoiffée car les enfants voulaient toujours plus d’histoires et je n’ai même pas eu le temps de boire !
Le travail que fait le SIPAR pour partager la joie de savoir lire est important et j’ai été contente d’aider. Continuez toujours à soutenir le SIPAR ! Apprendre à lire donne un meilleur avenir aux enfants et leurs familles.
Anita-Louise Seriethida Ward, une jeune Franco-Américano-khmère qui vit en France avec ses parents. Elle a visité le Cambodge avec sa famille en février dernier
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